Kiara Devin Moire

Age : 23 Inscrit le : 13 Mai 2008 Messages : 244 Statut : Moire Âge de votre personnage : 20 ans
 | Sujet: Kiara Devin Mar 13 Mai - 1:30:23 | |
| Nom: Devin Prénom: Kiara Rang : Moire Age: 20 ans Age où vous êtes devenu Moire : 8 ans Biographie (minimum 7 lignes) :Des inondations… la fonte des glaces… un changement dans toute une vie. Et une guerre, quelques années plus tard, plongeant le monde dans un noir intense, effrayant, immense. Tel est l’univers dans lequel une enfant voit le jour. Qu’importe. Elle est là. Elle est à eux.
« Naître, c'est seulement commencer à mourir », Théophile Gautier
Un cri. Une douleur. Pour qui ? Pour quoi ? Pour elle. Elle qui à peine née fait déjà tant souffrir. Elle innocente et belle, portant déjà un poids sur ses épaules. Elle, partie pour une vie dont elle ne contrôlera rien, pour une vie dont elle ne sera jamais maître, pour une vie qu’elle ne fera que subir. Pour eux aussi. Eux qui l’ont conçue, eux qui l’aiment, eux qui ont déjà de grands projets pour son avenir. Eux qui vont la diriger. Eux qui vont la faire grandir. Mais eux qui vont la détruire. Petit à petit, doucement. Discrètement. Tant et si bien qu’elle n’en saura jamais rien. Elle qui restera innocente jusqu’à ce que le destin lui ouvre les portes de la vérité. Quand ? Quand ? Viens, vérité… Pas tout de suite.
« Nous naissons tous fous, quelques-uns le demeurent », Samuel Beckett
Fous ? Eux, certainement. Ils le demeureront. Jusqu’à leur mort, jusqu’à ce que vie disparaisse pour l’un, et que vie apparaisse pour l’autre. L’autre, c’est elle. Elle ne commencera à vivre que lorsqu’ils ne seront plus. En attendant… En attendant, vie n’est que murs, n’est que parents, n’est que cette maison dans laquelle elle reste enfermée tant le jour que la nuit. Jamais elle n’en verra l’extérieur ailleurs qu’au travers de fenêtres si soigneusement fermées la nuit tombée. Alors fous, oui ils le sont. Enfermer sa fille unique n’est-il pas preuve de folie ? La rendre telle qu’ils l’ont rêvée, la rendre différente de ce qu’elle aurait été sans cette folie qui les habite. Et elle ? Sera-t-elle folle ? Comme eux ?
« Grand est celui qui n'a pas perdu son cœur d'enfant », Mencius
Des changements… des pouvoirs… une nouveauté. Pour elle, non pour eux. Son secret est bien gardé. Elle le sait, elle le croit. Elle en joue. Sans savoir qu’eux aussi changent. Tous trois changent, tous trois deviennent Moires, cette race à part, faite de choses si étrangères à ces humains que d’autres demeurent. Parce qu'ils ont dû sortir, déménager, fuir ce chaos, cette seule et unique fois où elle verra la lumière, unique fois qui pourtant lui permet d'être comme eux. Mais elle, 8 ans, petite, enfant, le restera. Elle garde cette innocence, et cela, même leurs pouvoirs ne peuvent le leur dire. Dehors, il fait noir. Comme à l’intérieur d’elle. La lumière ne l’atteint pas encore parce qu’elle ne la connaît pas, elle lui fait peur. Eux tentent de l’endoctriner. Les humains sont mauvais. Les humains sont différents. Les humains sont faibles. Les humains sont inférieurs. Ils sont à eux, à nous. Qu’en fait-elle, elle ? Elle y croit, oui. Comment ne pas y croire ? Pourquoi ne pas y croire. Pour elle, la vie normale se trouve dans cette maison. Pour elle, sortir est dangereux, voir la lumière qui revient peu à peu est dangereux. Son monde est différent, tellement éloigné de la vérité, vérité qu’elle ne peut encore approcher. Mais elle reste pure, comme une enfant, prête à en apprendre toujours plus.
« Le bonheur est un mensonge dont la recherche cause toutes les calamités du monde », Gustave Flaubert
Une quête dont il ne reviendra pas. Lui, son père, va la libérer. Bien malgré lui. Lui qui, en quête du bonheur, le bonheur qu’il s’est créé, auquel il a tant cru, ce bonheur fait de Moires au pouvoir et d’humains asservis, va tout droit vers sa perte. Une bataille, un combat sans merci entre un Moire, lui, et trois humains. Pourquoi ? Parce qu’il se croit le plus puissant, parce qu’il pense être maître du monde en ayant quelques pouvoirs. Mais les humains gagneront cette fois, et il ne reviendra pas. Elles seront seules, à présent. Une mère, et sa fille endoctrinée, en quête d’une vérité qu’elle ne connaît pas encore, en quête de quelque chose, ce quelque chose qu’elle ne peut encore nommer, qu’elle n’ose encore nommer mais qui s’appelle liberté. La trouvera-t-elle seulement, cette liberté ? Cette mère est encore là, avec son pouvoir sur elle…
« Quelle solitude de mourir sans certitude d’être au moins une particule de vie, un point minuscule utile à quelqu’un », Mylène Farmer
Mais cette mère survivra-t-elle à la mort tragique de son époux ? Parviendra-t-elle à garder l’énorme poids du mensonge de toute une vie, aussi petite soit-elle ? Parce que la vie de la petite fille aujourd’hui âgée 18 ans n’est que mensonge. Tout ce qu’on lui a appris n’est que pure spéculation, la vérité se trouve dehors. Et qu’y a-t-il dehors ? Des Moires au pouvoir. Alors en quoi est-ce donc différent de sa vie ? La différence s’appelle liberté. La vérité s’appelle liberté. Et cette mère, mourante, ne dira qu’un mot : « Va ». Va… mais où ? Pourquoi ? Comment ? Sans doute a-t-elle dit cela dans le vide. Mais non. Elle l’a dit. Avec cette étincelle de lucidité dans le regard. Pourquoi ?
« La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine », Henri de Régnier
Seule. Elle est seule. Dans cette maison, sa vie. Dehors, tout bouge. Les Moires ne sont plus ce qu’ils étaient. Des séparations se créent, se creusent. Dedans, rien ne change. Même en elle. Elle y croit encore. Mais elle est seule. Va-t-elle sortir ? Va-t-elle aller à la découverte de ce monde qui l’a tant intriguée ? Qui l’a tant effrayée ? Il le faut. Elle ne peut vivre dans cette maison seule. Il faut qu’elle mange, il faut qu’elle bouge, il faut qu’elle voit. Alors, elle ouvre cette porte que jamais encore elle n’a touchée. Elle en a tant rêvé… voilà que le rêve devient réalité. Et si dehors, c’était dangereux ? Et si dehors, on mourrait ? Son père, lui, n’a pas survécu… Les humains sont-ils les monstres qu’on lui a contés ? Elle ne le sait point… mais elle sort. Une lumière éblouissante l’envahit, les fins rayons du soleil doré viennent caresser sa peau, ils la chatouillent. Elle sourit. Même si elle doit mourir, elle mourra heureuse… Mais… elle ne meurt pas. Dehors, c’est comme dedans, la lumière en plus. Puis, quelque chose vient caresser sa peau. Mais elle ne sait quoi… elle ne le voit pas, ne peut le touche. Lui la touche, mais il est insaisissable. Le vent. Elle marche, mais ne sait où elle va. Elle ne connaît pas ce monde. Plusieurs jours durant, elle marche. Et enfin… elle les voit. D’autres personnes. Humains ou Moires ? Sûrement des Moires, ils sont si semblables à elle… Ils ne peuvent être des humains puisque les humains sont des monstres. Ils ne doivent pas ressembler à cela. Elle les approche… des paroles, un salut, une discussion… Les Moires en face d’elle la trouve étrange, un peu pâlotte. Ils l’envoient plus loin, à l’épicerie du coin. Là, elle rencontre d’autres personnes. Elle pense toujours que ce sont des Moires. Ce n’est pas toujours le cas.
De lieu en lieu, de découvertes en découvertes, elle apprend qu’il existe une île où les Moires sont rois et où ils ont leur propre lieu de vie. Pour elle, c’est le rêve. C’est si proche de ce qu’elle a vécu. Elle est perdue, dans cette liberté, et elle veut retrouver cette protection d’un lieu. Elle a peur de rencontrer des humains… Elle marche encore, elle veut y aller. Muddle Island… comment va-t-on sur une île ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’une île. Elle passe pour folle auprès de beaucoup, mais elle y parvient… Muddle Island, son paradis, une liberté comme elle en rêvait… une semi liberté, parmi ses semblables, sans humains le croit-elle, dans un endroit clos, comme sa maison… On n’échappe jamais à son enfance… on recherche toujours la même chose…
Kiara a trouvé Muddle Island… Kiara va y vivre… mais elle n’est pas au bout de ses surprises… Les humains ne sont pas des monstres… ce sont les Moires… eux… elle. Physique (minimum 5 lignes) :Kiara est une jeune femme de taille moyenne, toutefois élancée, mince, et aux cheveux noirs tirant vers le marron qui font sa fierté et son charme. Elle les tient de sa mère, qui avait des cheveux noirs, cheveux qui attiraient le regard des hommes et celui de son père.
Ses yeux aussi foncés que ses cheveux, lui viennent également de sa mère, et eux aussi font toute la différence dans le regard que Kiara peut porter sur les hommes. Elle ne le sait pas bien sûr. Légèrement bridés, ils sont mystérieux et attirent forcément le regard des autres. Un regard perçant, intriguant, enjôleur, envoûtant, qui fait parfois perdre pied. Mais dont elle ignore le pouvoir.
Sa plastique impeccable laisse rarement indifférent les hommes qu’elle peut croiser dans son périple jusqu’à cette île dont tout le monde lui parle, quelle que soit leur race ou quel que soit leur âge. Malgré les doutes qu'elle a à propos d'elle-même, elle aime se mettre en valeur comme elle le peut, imitant les femmes qu’elle voit. C’est pourquoi côté vestimentaire, elle apprécie les vêtements féminins, laissant entrevoir de jolies formes et une peau satinée et douce, légèrement halée. Caractère (minimum 5 lignes) :Enfant, la jeune Kiara est une petite fille très docile, croyant dur comme fer à ce que ses parents peuvent lui raconter. Elle n’a aucun autre repère et ne peut donc développer son esprit critique. Endoctrinée, elle est innocente. Heureusement pour elle, elle est aussi très intelligente. Jusqu’à la mort de ses parents, elle ne peut guère la développer, n’ayant aucun contact avec le monde extérieur. Mais la vie va lui venir en aide, et elle comprendra vite comment marche le monde, à certains niveaux… par exemple, dans les relations hommes-femmes, dans les amitiés qui lient certaines personne, alors qu’elle n’avait jamais su jusque là ce qu’était un ami, dans les relations parents-enfants. Elle saisit bien que sa vie a été différente, mais il lui est encore difficile de comprendre quelle est la norme, de savoir ce qui est « normal ».
Par contre, elle reste très naïve en ce qui concerne les humains. Toujours fidèles aux croyances qu’on lui a inculquées, elle pense qu’ils sont des monstres, comme les humains considèrent les Moires comme des monstres, en réalité. Elle pense que les humains ont fait du tort aux Moires, et a une grande crainte d’utiliser son pouvoir de télépathie sur eux, ne sachant pas très bien ce qui pourrait lui arriver. Aujourd’hui, sous sa naïveté apparente dont on peut facilement profiter, elle affiche néanmoins un caractère bien trempé, signe sans doute d’un étouffement dont elle a été victime et dont elle tente, parfois très maladroitement, de se sortir.
Insaisissable, elle est souvent difficile à cerner et à comprendre. Elle ne s’attache pas, elle ne sait point ce que c’est, et elle se méfie de tout, particulièrement des humains. Autre (Détail particulier ou Information Spéciale) :Avatar : Kristin Kreuk --> Kiara Devin Mot de passe: Pandora Où avez vous découvert ce forum ? : Par un partenaire Votre activité sur le forum ? Je devrais pouvoir venir tous les jours, mais je ne promets pas de poster autant  _________________

Dernière édition par Kiara Devin le Mar 13 Mai - 14:01:40, édité 3 fois |
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