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 Lcf Sat


rising from ashes

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Lcf Sat

Sociopathe


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Localisation : En cage

MessageSujet: Lcf Sat   Sam 18 Juil - 23:47:54

Le Mercenaire devenu Roi


Nom: Richards

Prénom: Christopher

Pseudo : Lcf Sat

Rang : Chef d'entreprise Moire

Age : 45 ans

Age où vous êtes devenu Moire : 21 ans



Biographie :
2015 : Naissance de Christopher Richards
Et oui, je n'invente rien. En reprenant les dates de l'époque et afin de garder une cohérence avec les événement, Lcf Sat est né... cette année : en 2015. Est-il déjà parmis nous ? Est-ce un encore un coup des Illuminatis ? * Musique dramatique* Le mystère reste entier. Bref j'arrête de raconter des inepties et je me plonge dans la biographie (après m'être mouillé la nuque, faudrait pas risquer l'hydrocution).

Peu de détails ont jamais filtré sur une enfance discrète et des parents effacés des mémoires. Certains prétendent que l'homme a détruit volontairement toute trace de son passé pour éviter que des adversaires s'en servent contre lui. Les rumeurs concernant sa jeunesse et sa famille sont donc assez divergentes mais la plus plausible, bien que succincte, reste la suivante. Disparus dans un accident de voiture lors de l'adolescence du jeune Chris et ne laissant derrière eux qu'un maigre héritage, le destin ne semblait pas avoir misé sur ce poulain encore chétif et pas spécialement résistant mentalement. Il mit longtemps à faire le deuil de sa famille avant de se diriger vers le banditisme pour continuer à vivre et survivre. Plusieurs coup de chances et rencontres fortuites transformèrent en quelques années le jeune homme en un gangster à la petite semaine qui brulait la chandelle par les deux bouts. Les premiers stades d'une métamorphose improbable digne d'un Attacus Atlas se mettaient en place (ça fait plus sérieux de sortir un nom scientifique de papillon pour ma comparaison). Les conditions précises dans lesquelles celle-ci s'opérèrent restent à ce jour complètement inconnues.
2036, quelque part en Californie
La guerre avait changé la face du monde, laissant le jeune Chris haletant et sans vie. Malgré toutes les probabilités contre lui, le jeune homme s'en sorti. Le misérable cafard insignifiant qu’il était avait triomphé de la mort. On ne répétera jamais assez à quel point les cafards pouvaient être résistants. Vers la fin de l’année, il se produisit une mutation étrange. Effrayé au début, Chris commença à réaliser le pouvoir qui lui a été donné. Enfin une opportunité de se faire un nom dans ce monde sans pitié.

2036 à 2049 La fleur de l'âge
Sat était au summum de sa force et bien décidé à vivre sa vie comme il l’entendait. Aucun lieu d’attache, pas de famille connue, pas d’appartenance aux grands groupes fondés… C’était un freelance, un baroudeur, un explorateur, un aventurier… Son profit passait avant toute chose. Vous trouvez ça plutôt réducteur ou carrément superficiel et méprisable ? Le monde n’est pas composé uniquement d’hommes purs, et l'humanité n'a plus besoin de le prouver encore. Dans ces périodes de trouble, il ne manquait jamais de travail : vols, meurtres, enlèvements, il mettait un point d’honneur à toujours satisfaire ses clients et dans une moindre mesure ses victimes… Lcf Sat était né.

Durant cette période chaotique, Sat découvrit l'étendue de ses pouvoirs et à quel point ils allaient se révéler bénéfique pour réaliser les contrats les plus farfelus. Il était un Moire et avec le recul, son manque d'éducation et d'intérêt impliquait qu'il ne savait même pas son origine ni à quel allumé il devait ses pouvoirs. A bien y repenser… il s’en moquait royalement. L’important était les pouvoirs à sa disposition : plus fort, plus rapide, plus résistant. C’était grisant. A force d'entrainement, il apprenait à en maitriser des plus complexes comme la technokynésie. Des années plus tard, ce dernier don deviendrait sa spéciailité. Un recherche du risque, de l'exploit, ce sentiment d'appartenance inexistant. Des notions qui le rendaient redoutable. Peu de rivaux tentaient de le défier sur son propre terrain.

Je vous propose quelques tranches de vie, disséminées dans la vie du mercenaire afin de vous plonger directement au cœur de l'action plutôt que de faire de vous un spectateur passif (et ça me paraît de faire un revival du Muddle de l'époque à ma façon, ces passages étant les introductions de certains de mes Rp de jeunesse).
2038, premier vol de haut vol !
La mission était claire. Entrer chez ce Moire, Daniel Shepard. C’était un riche diamantaire qui gardait farouchement chez lui quelques uns des diamants les plus purs de la planète. Il avait su tirer son épingle du jeu, le bougre. L’indic de Sat (qui restera anonyme pour des raisons de sécurité) lui garantissait la moitié du butin. L’autre moitié étant pour les employeurs l’ayant mis sur le coup. Il aurait pu négocier, étant donné les risques… Mais ce n’était pas l’argent qui l’intéressait, c’était le challenge. Il n’y avait rien de plus excitant.

Sat n’était pas censé être en vacances ? Au milieu de tous ces gros bonnets, il n’avait pas résisté à la tentation. Rien de mieux pour ne pas rouiller ! Après une étude minutieuse des différentes options possibles, Sat avait choisi la plus simple mais la plus périlleuse. Ce soir Shepard était dans un appartement situé en face de l’hôtel de Sat. Un coup de chance monumental à saisir vite puisqu’il aura quitté la ville demain. Pour y accéder, sans laisser de trace, il devait passer par les toits. Sa chambre surplombait le toit de l’immeuble en question.

Récapitulons le matos !
Une tyrolienne... Un silencieux et des cartouches… Un Tanto… Des explosifs pour le coffre en derniers recours et mes ustensiles de pro s’il y a moyen d’ouvrir le coffre sans faire de bruit.
Une partie de plaisir ! It will be too easy !
Pour information, le Tanto est une dague japonaise de 30 cm. Étant donné que Sat le cachera sur lui, le Tanto change de nomination et s’appelle un Haiken. Culture japonaise quand tu nous tiens.

Après avoir enfilé une tenue sombre, Sat descendit avec une tyrolienne, au-dessus de la rue. A cette heure avancée de la nuit, elle était peu passante donc personne ne devrait le voir. Le sentiment de vitesse, sans protection au-dessus du vide, fit monter légèrement l’adrénaline de notre Arsène Lupin des temps modernes.
Une fois à l’intérieur, il devait faire attention aux vigiles. Si tout allait bien la chambre serait vide. Shepard devrait être en train de boire un verre en bas.
Il y avait deux colosses devant la chambre de Shepard. Sat les réduisit au silence avec un silencieux avant même qu’ils n’aient pu répliquer. Deux balles en pleine tête…Les vigiles hors service, il dut les cacher dans un placard à balais voisin pour ne pas attirer l’attention.

Jusque là tout se déroulait comme prévu. Après avoir forcé la porte, il ne resterait plus qu’un obstacle : le coffre. Du gâteau, en somme.
Du bruit ! C’était bien le moment… Quelqu’un se dirigeait dans sa direction. Du calme, Sat ! Tu n’as pas fait un bruit donc ce n’est pas pour toi.
Il entra dans le placard où il avait planqué les gorilles, juste en face de la porte de Shepard. L’ouverture qu’il gardait lui permettait de surveiller qui allait passer.

2041, Muddle « Sin » Island
Plantons le décor : quelques jours après l’inauguration d'une nouvelle boite branchée, l'Afterlife, dans les WC, toilettes, chiottes (choisissez votre dénomination préférée) de ce dernier.
Sat avait repris du poil de la bête, et pour cause : il se laissait pousser la moustache.

Un Moire, une petite frappe, en train d’assouvir un besoin naturel. Rien de plus banal, mais alors pourquoi étions-nous en train de nous attarder sur cette histoire insignifiante ?
Tout simplement, parce que dans la seconde qui suivit, notre déjanté préféré, surgit et lui pointa un rasoir à quelques millimètre de son œil. Il en profita pour lui faire une clef de bras et ainsi l'immobiliser net.
"Salut je suis la nouvelle faucheuse de la ville et je suis un peu détraqué.
Ta copine m’a engagé pour te faire la peau. Fallait pas la décevoir. Si tu lui parles encore une fois… Si tu penses ne serait-ce qu’à son prénom… Je te découpe de telle manière que tu ne seras plus jamais d’aucune utilité à une femme."
S’il ne venait pas de se soulager, le Moire en question serait certainement en train de se pisser dessus. Chanceux dites- vous ? Attendez de voir la suite. Bon appétit à ceux qui sont en train de manger, au passage.
"Tu fais une grave erreur, mec. Une grave erreur. Tu ne sais pas qui je suis !"

Sat était bien. Il avait trouvé sa vocation et se sentait pleinement épanoui dans ce travail de mercenaire, proche du sentiment euphorique ressenti par certaines femmes enceintes. Vous vouliez découvrir le sens du mot répartie ? Il était contenu dans la réplique suivante.

"Ah ouais ? Toi aussi tu as fait une grave erreur. Tu n’as pas tiré la chasse."

La tête du Moire se noyant dans sa propre pisse. C’était le genre d’évènements presque surnaturels qui n’arrivait qu’à ceux qui avaient le malheur de croiser la route du psychopathe.
Un cliquetis. Sat se stoppa net dans sa folie destructrice. Un autre Moirevenait de sortir des toilettes voisins et le braquait à bout portant avec un CZ 75 calibre 9 mm parabellum. Il en connaissait un rayon sur les armes à feu et le bruit du CZ 75 était inimitable. Il pourrait écrire un bouquin là-dessus ! Il lâcha le buveur d’eau des toilettes (notez qu’il n’y a aucun rapport avec l’eau de toilette. Enfin j’espère…)

Tu vas te blesser avec ton joujou mon gars.
On ne t’a jamais dit de ne pas braquer quelqu’un de si près ?

En un mouvement fulgurant Sat se retourna et tordit le bras du nouvel arrivant, lui brisant le poignet au passage. Sans réellement réaliser ce qu’il était en train de faire, il appuyait déjà sur la gâchette. Un mort. Ce n’était pas prévu au programme. Sat garda l’arme du crime et laissa l’autre trouillard mouillé détaler à toute vitesse.
Il se lava les mains puis se dirigea calmement vers le bar.
Le club était anormalement vide. En fin de compte, cela arrangeait ses affaires. Un touriste était en train de boire du lait. Sat ne put réprimer une moue de dégoût à sa vue.

Un whisky, ma jolie.

Il lui fit un clin d’œil complice auquel la jeune serveuse ne put s’empêcher de rougir.


2046, Traversée du désert
C’était une de ces nuits froides d’hiver où les passants marchent tête baissé et épaules haussées afin de lutter contre le vent mordant. La journée de Sat n’avait pas été de tout repos. Il s’était vu forcé d’accepter un boulot de nettoyeur pour renflouer ses finances devant le manque cruel d'opportunités auquel il avait fait face récemment. L'idée ne l'enchantait guerre mais il avait besoin de cet argent. Son sac sur l’épaule, la casquette vissée sur la tête, Sat se mit en route, prêt à affronter cette nouvelle journée.
La cible n’avait pas été difficile à trouver. George Davis possédait un luxueux bureau dans les quartiers chics d Muddle. Un homme politique de sa trempe en avait largement les moyens. Le mercenaire s’avoua enfin pourquoi il avait été si prompt à accepter cette offre. Davis était un haut dirigeant qui avait toujours plaidé en faveur des humains. Lui, un Moire… Cette fâcheuse tendance à regarder vers le passé plutôt qu’accepter le présent allait en s’aggravant. Il devenait trop gênant et c’était avec un grand plaisir que Sat allait y mettre un terme. Ce soir, les Moires en folie danseraient sur la tombe de Davis.
Sat attendit patiemment l’heure du déjeuner afin de suivre sa victime. Il était sous bonne escorte, deux gardes armés. Ils devaient avoir eux aussi leurs petits informateurs. Davis prit place à la table d’un restaurant chic à quelques pas de son lieu de travail. Les deux gardes étaient en faction, prêt à tirer le premier lapin louche qui montrerait le bout de son museau. Pour une (trop rare ?) fois, Sat privilégia la méthode « douce ». Il entra par la porte de service et se fit passer pour un nouveau cuisinier immigré qui ne parlait pas un mot de français/anglais (rayer la mention inutile, je ne sais pas quelle langue on parle sur Muddle, bien que l’anglais me paraisse le plus probable). Il enfila un tablier et un chapeau, mesures d’hygiène quand tu nous tiens, et attendit patiemment que la commande de Davis arrive. Pendant ce temps, il prenait un malin plaisir à faire rater les autres plats et à baragouiner des excuses en polonais. La bavette saignante commandée par Davis passa dans ses mains, ce fut donc le plus naturellement du monde qu’il l’assaisonna d’une forte dose de cyanure. Le mercenaire s’éclipsa aussi vite qu’il était arrivé pour apprécier le spectacle de l’extérieur. Davis s’écroulait, mort, la tête dans sa bavette, quelques minutes plus tard.
Le reste de la journée offrit également son lot de surprises notamment lorsque son employeur tenta de le doubler, pour ne pas le payer. Deux bras cassés plus tard, la question ne se posait plus vraiment. Sat avait fait une bonne affaire en jugeant normal qu’il soit dédommagé par le double de ce qui était prévu.
La nuit avait enveloppé Muddle de son voile protecteur quand Sat se décida enfin à rentrer dans la chambre d'hôtel miteuse qui lui servait de planque. Il opta pour l’anonymat du métro plutôt que le taxi, doté d’un chauffeur toujours trop loquace.
Alors qu’il arrivait sur le quai, deux hommes se retournèrent brusquement vers lui, surpris en plein méfait. Sat le sac sur l’épaule, la clope au coin des lèvres, leva lentement les yeux dans leur direction, un faux air à Clint Eastwood sur le visage.


Faites comme si j’étais pas là les mecs. Vos ptites affaires de mâles en chaleur m’intéressent pas.



Bien évidemment, le côté sarcastique de la phrase déplut fortement au deux agresseurs ce qui produisit chez eux l’effet inverse. Ils brandirent fièrement leurs couteaux dans sa direction et se dirigèrent vers Sat, sur d’eux. Le mercenaire jeta sur le sol son sac rempli de billets et dégaina son semi-automatique. Deux coups, un dans le ventre puis dans la tête du premier.


Allez casse-toi, je veux plus te voir.


Le second prit ses jambes à son cou, en poussant de petits glapissements de chien triste d’avoir perdu son maître. Sat alluma une autre cigarette et adressa un regard noir à la jeune femme qui avait finalement réussi à reboutonner sa chemise, trop large pour elle.


Vous êtes contente ? Vous voyez ce que vous m’avez fait faire.


Le métro se faisait attendre. Sat en profita pour pousser le cadavre sur les rails. Après le passage des wagons, personne ne serait capable de déterminer la cause de sa mort. Tout ceci, dans l’éventualité où le corps serait retrouvé


2049 à 2053 Ma muse
(date approximative, j'espère ne pas avoir fait d'incohérence. Si c'est le cas, Kyo se fera une joie de me flageller. Heureusement pour moi que j'aime ça... mais faut surtout pas lui dire!)
Nota : Avant tout, je tiens à préciser que pour avoir une version complète de l'histoire, il est primordial de lire la bio de Kyo, une biographie tellement prenante qu'on a presque la sensation que ces moments ont réellement été vécus. C'est d'un beauté à serrer les petits cœurs tous mous. Sans langue bois, je tiens à avouer que le connard dans l'histoire est et à toujours été ce bon vieux Sat... mais c'est ce qui fait son charme !


Une rencontre fortuite lors d'un contrat banal à première vue allait changer sa vie à jamais. Kyoran et les aventures partagées avec elle représenteraient l'essentiel de ces années à venir. Je vais aller beaucoup plus vite que ma partenaire d'écriture dans le récit de leurs aventures. Parce qu'elle aura fait un récit bien plus prenant d'une part et parce que je suis une grosse feignasse de l'autre.

Protéger une Moire de la haute victime de chantage. Un contrat à première vue simple et bien payé. Même demandé à 4h du mat', ce serait de l'hérésie pure que de le décliner. Cette nouvelle cliente s'appelait Kyoran Gweria et la mission se revela bien plus périlleuse que de prime abord. Son propre père avait fomenté toute l'histoire pour juger de la valeur de sa fille ainsi que de sa capacité à reprendre l'empire familial. Malheureusement pour tout le monde, Sat était là et la situation avait dégénéré des deux côtés, laissant le père pour mort et toute une organisation criminelle à leurs trousses.
La cavale, les situations de galère,, le manque de ressource et l'impossibilité de se fier à qui que ce soit. De telles situations extrêmes naissent des idylles passionnelles, voire destructrices. Lorsque Kyoran lui fut enlevé un jour, sans qu'il ne puisse rien y faire, son monde s'écroula. Des mois s'écoulèrent sans la moindre nouvelle, la moindre information pouvant lui permettre de la retrouver. Il avait failli à son premier commandement : ne jamais s'attacher. Dorénavant la douleur se faisait sans cesse plus grande à mesure que le temps passait, que les chances de la retrouver s'amenuisaient. La persévérance porta cependant ses fruits si bien qu'il retrouva la trace de sa protégée, internée dans une cellule d'isolation de l'asile le plus impénétrable de la métropole. Avec l'aide de deux anciens collègues mercenaires Vesper et Jake, il monta une mission visant à la libérer. Le plan n'était pas infaillible, il faudrait avoir recours à toute leur vigilance et leur ruse mais pas impossible pour autant.
La mission fut un succès malgré des imprévus cauchemardesques ainsi que les retombées ultérieures qui entrainèrent la mort de son partenaire Jake. Kyoran était saine et sauve et il était à présent vital que cela ne se reproduise plus jamais. Aux longs mois d'isolements et de privations, de longs mois d'entrainement intensifs vinrent alors mettre à dure épreuve la jeune Moire. Vaincre le mal par le mal, la faire devenir insensible comme lui. Voilà la seule solution que son cerveau étroit de mercenaire avait pu concevoir. Malgré les tensions omniprésentes ils parvinrent ainsi à se reconstruire avant de partir en croisade contre cette organisation criminelle, celle du père de Kyo, qui leur avait volé les dernières années de leur vie.
Le temps avait passé, une détermination en acier trempé était née de ces années de fuites, de galères, d'entrainement, de fausses pistes. Ils étaient arrivés à regagner un semblant de dignité et à mettre l'entreprise mafieuse à genoux devant eux. Seulement comme toute grande histoire qui se respecte, elle ne se termine jamais vraiment. Les personnages continuent d'aller et venir au gré des imprévus.

Pour soutenir de son mieux Kyoran, Sat se trouvait à ses côtés lorsqu'ils remirent debout l'organisation criminelle. Petit à petit, le malaise présent suscité par les douleurs vécues ressurgissait si bien que Sat dut prendre les rennes et assumer la majorité des responsabilités à lui tout seul. Ce fut une grande première pour l'homme qui avait rejeté toute responsabilité depuis sa plus tendre enfance. L'ascension fut longue et ne se fit pas sans douleur avant de gagner le respect des hommes et de renflouer à nouveau les caisses.
En parallèle ses relations avec la femme de sa vie se dégradaient. A court d'aventures, à court de passions, ils ne leur restait qu'un quotidien de luxe et de volupté. Leur planque, une tour d'ivoire. Sat se faisait maintenant appeler par son vrai nom Richards et rentrait tard le soir pour retrouver une Kyo bercée par un sentiment aigre-doux d'ennui. Ils avaient l'impression de se mentir à eux-mêmes, de s'enfermer dans des paradigmes sociaux qui ne leur correspondaient pas vraiment. Quelle pouvait bien être la solution ? Foutre le feu aux poudres soi-même pour mener à nouveau une vie de hors-la-loi ? De la bêtise et de l'inconscience pure et dure. Alors quoi ? Ils sortirent beaucoup au début, mener ce grand train de vie à base de soirées mondaines et d'opéras uniquement dans le but de masquer l'absence de frisson. Tandis que le malaise grandissait chez Kyo, Richards avait un moyen différent de le gérer. Lui qui n'avait jamais connu d'attaches sentimentales avant de la rencontrer sombra à nouveau dans ce besoin de posséder d'autres femmes. Pendant des années, il avait cru que Kyoran représentait tout ce dont il aurait jamais besoin et malgré cela, le temps avait fait son œuvre. Il commença à fréquenter une humaine du nom de Charlotte, plus fascinée par le prestige et l'argent que par l'homme. Sa seule et unique maitresse, promesses d'aventures passées et d'interdits. Faiblesse caractéristique de l'homme en plein crise de la quarantaine. Que l'on ait muté ou pas, certaines caractéristiques propres à l'homme ne changeraient jamais.
Tandis que les affaires suivaient leur petit train train quotidien, Richards commençait à réfléchir de plus en plus comme un homme d'affaire. Il fut pris d'un doute par une matinée d'été fraiche qui laissait présager d'une automne précoce. Et si tout s'écroulait ? Comment retomber sur ses pattes ? Aussi paradoxal que cela pouvait sembler, malgré cette envie farouche de retourner à l'état sauvage, il ne se voyait plus vivre à nouveau comme dans le passé. Dans l'éventualité où leur entreprise s'écroulerait, il se mit à détourner progressivement des quantités d'argent substantielles au nez et à la barbe de tout le monde. Personne n'en sut jamais rien. Quelques années passèrent ainsi. Kyoran sombrait doucement dans l'ennui. Si elle était au courant des infidélités de Richards, elle n'en laissait rien paraître. Avec le temps Richards développa un vrai don pour les affaires que son charme habituel ne faisait qu'accentuer.

L'instant où tout bascula de nouveau. Le cadre, le moment importent peu. Cette accumulation de rancœur et de frustration avait atteint son paroxysme. Il était même étonnant que chacun ait tenu aussi longtemps malgré les obstacles. Les paroles dépassèrent la pensée et certains mots qui n'aurait jamais du être prononcé prirent forme. En voici un morceau choisi :


"Grandis un peu ! On a vécu l'enfer mais il faut aller de l'avant maintenant et profiter de notre nouvelle situation ! Rien d'étonnant que j'ai envie de trouver le réconfort d'une vraie femme... Regarde toi... Une gamine qui a peur du noir"
- Ça te va bien, toujours le beau rôle, le sauveur, mais merde ! Qui a du abandonner sa vie ? Qui a du tout réapprendre pour survivre ? J'aurais voulu t'y voir dans ce putain d'asile !
- Si tu es encore en vie, c'est grâce a moi!"




Suite à cette altercation qui déchaina les éléments et retentit jusqu'au mont Olympe (j'en fais trop ?), Richards emporta ses affaires et dans les jours qui suivirent devint actionnaire majoritaire d'une grosse entreprise spécialisée dans la conception et la vente de technologies de pointe. C'était une affaire qu'il suivait de longue date. Quelques coups de fils bien placés avaient suffit pour lui donner les pleins pouvoirs sur cette boite si prometteuse. Il s'était donné le rôle de PDG et avait directement entreprit une campagne d'expansion agressive. With Crystal Gear, everything is crystal clear (On se moque pas, c'est pas si mal comme accroche!). Tout le monde n'avait plus que ce slogan en tête et les produits associés défilaient dans un bal hypnotique sous les yeux des consommateurs..


La guerre civile éclata dans les mois qui suivirent. Sat avait survécu à l'apocalypse, à une vie de crime et de violence, ce n'était pas un simple attentat sur la Muddle Tower qui aurait pu avoir raison de lui. Sa fierté le niera toujours mais il resta souffrant des mois durant tellement l'explosion était passée près de lui. Dorénavant Kyo et Sat se trouvaient dans deux camps différents, la démarcation était bien nette. Elle se tenait en retrait, mais ses convictions étaient de plus en plus gagnées à la cause résistance, tandis que de son côté, Sat, en bon Inquisiteur Pro-moire, tentait d'écraser les humains qui avaient eu l'idée de vouloir se battre pour leur liberté. Son instinct autodestructeur semblait vouloir lui donner toutes les raisons de le détester. Même diminué physiquement au début, Sat était entré dans le parfait rôle du Rambo on a Roaring Rampage (l'assonance en anglais sonne mieux). Il repoussait les limites de son corps et de sa cruauté. Toute cette haine latente, toute cette souffrance intérieure trouvait un parfait exutoire chez ces rebelles.


Le 7 novembre 2053, Sat s'était infiltré dans les tunnels de Liebe. Étant un des proches partisans de Reäk, Sat était parfaitement au courant de l'engloutissement imminent des tunnels. La bête sauvage voulait couper la retraite des fuyards, les étrangler de ses mains. Il avait jugé trop laxiste la décision de Reäk. La majorité des résistants aurait déjà fuit avec que les eaux ne le déferlent, il le savait.
Sat faillit y rester ce jour-là, écrasé sous des tonnes d'eau, tellement tout bon sens lui avait échappé. Personne ne sut jamais ce qui lui était arrivé réellement dans les tunnels.


Les années passèrent et lorsque les affrontements prirent fin, Chris Richards sembla remettre Lcf Sat en cage. Le PDG s'était reconstruit, ce personnage factice et entièrement calculé. Logiquement, il avait rejoint le gouvernement d'Alistair Reäk pour services rendus durant la guerre civile. On lui avait même donné une médaille lors d'une commémoration. Malgré tout, une certaine compétition masculine s'était installée entre les deux hommes. Deux fortes personnalités, explosives comme les leurs, ne pouvaient jamais se dérouler sans quelques heurts. Rares étaient ceux qui osaient remettre en question les décisions d'Alistair Reäk. Richards était de ceux-là. Malgré tout, les deux Moires partageaient un profond respect et avaient pleinement conscience qu'ils avaient besoins l'un de l'autre pour assoir et garantir leurs pouvoirs. Se reposer sur des lauriers ne faisaient pas partie de leurs caractère.


Nous voici en 2060, époque de notre récit et Sat semble avoir complètement disparu. Cette vie dissolue tâchée de sang est-elle réellement derrière notre protagoniste ?


J'hésite à développer la suite de cette biographie étant donné que Kyo et moi-même avons déjà un gros morceau de RP à partager avec vous et qui n'attend que ça. D'un autre côté, je pense avoir assez palabré!


Physique :

Richards est toujours tiré à quatre épingles et habillé par les couturiers les plus en vogue. Le soucis du paraitre et de la perfection dans le détail est essentiel. Rien n'est laissé au hasard. Il se maintient rigoureusement en forme, comme s'il n'était jamais vraiment convaincu que sa carrière passée était terminée. Une musculature ciselée soutenue par un mètre quatre vingt représentative d'une homme convaincu et décidé à ne jamais vieillir.

Sat possède une allure assez… particulière. Ses vêtements exotiques le feraient passer pour un dandy plutôt qu’un dangereux psychopathe. Les apparences sont trompeuses et il joue là-dessus. Chaque babiole qu’il trimballe sur lui possède une valeur symbolique destinée à lui rappeler un moment important de sa vie. Tatouages, anneaux, bracelets… Plus c’est inutile, plus c’est indispensable. Il est à noter que le tatouage, dans son dos, en forme de flammes dansantes, a été réalisé dans le but de cacher de nombreuses traces de brûlures. Soigner le feu par le feu… Il arrive encore à Richards de revêtir cette apparence dans les cadres plus informels.


Caractère :

Difficile de percer à jour l'homme derrière le masque. Irascible, lunatique, rares sont ceux qui le connaissent réellement. Grattons légèrement la surface afin d'avoir un léger aperçu superficiel. Sans foi ni loi. Ce sont deux mots qui le résument bien. Richards ne reçoit et ne rend de compte à personne. C'est un principe de vie de longue date hérité de sa non moins longue carrière de mercenaire. Tout ce qu’il accomplit, il le fait dans le cadre de ses contrats afin de satisfaire au maximum ses clients. La rentabilité, le chiffre d'affaire et la valeur d'action passent avant tout. Des employés trop fragiles physiquement ou psychologiquement risquent de ne pas faire une longue carrière dans sa boite. Personne n'est ménagé afin de maximiser la valeur travail. Ses colères noires et sa main de fer en font un homme puissant, craint mais respecté. Richards n’accorde presque jamais sa confiance aux personnes qui ont la joie et/ou le malheur de croiser sa route. C’est ce qui l’a gardé en vie jusqu’ici, au grand désarroi de certains.
Lcf Sat, c'était son pseudonyme de mercenaire. Celui qu'il s'était inventé à l'aube de sa 21ème année. Pendant plus de 15 ans, il a été ce personnage haut en couleurs doté d'un professionnalisme sans borne. Vols d'objets rares, assassinats de hauts dignitaires ou encore chantages et séances de torture, il a eu l'occasion d'embrasser la carrière de mercenaire dans toute sa splendeur. Le changement brusque de vocation sur le tard ainsi qu'un passé tumultueux ne s'est pas fait sans mal. Par moment la soif d'action et de sang prend le dessus et la personne qu'il a été ressurgit et prend le contrôle.


Autre (Détail particulier ou Information Spéciale) :
Une (très) légère ambivalence Richards/Sat entre l'homme du présent et du passé.

Avatar (Nom de la célébrité choisie) :
Mads Mikkelsen


Dernière édition par Lcf Sat le Dim 19 Juil - 13:41:38, édité 2 fois
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Iris Sword

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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 1:02:12

Mouahahaha je me suis bien éclatée à te lire! (en plus ton style me fait tellement penser à Deadpool, je suis encore plus fan!). Mais bref, la question n'est pas là, j'enfile mon uniforme d'admin.

:flower: (faut qu'on ajoute un smiley licorne quand même, ça manque terriblement!)

Alors pour moi tout me parait bon, j'ai bien rigolé à certaines remarques et j'ai appris des choses (surtout en culture japonaise et ça c'est quand même un peu la classe). 

Mais (parce que oui, il y a un mais), tu passes tellement vite sur la fin qu'on passe directement de ton statut d'inquisiteur à....rien. Même si tu le développes sûrement après avec Kyo il faudrait quand même quelques lignes pour dire comment Sat réagit à son évincement de la tête de Muddle et à la prise de pouvoir d'Alistair Reäk. Je suppose que ça ne lui a pas fais plaisir et quelle est sa place du coup dans la société Muddleienne?....de Muddle.


Voilà voilà...et sinon Charlotte est une humaine, elle t'a mentis je crois  pirat




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 9:16:52

J'y crois pas! Il l'a fait xD
Quand tu disais derrière la fiche de Kyo que tu ne te coucherais pas avant d'avoir posté, j'avoue, j'aurais parié que t'abandonnerai ou que tu te coucherais à 7h. 


Il en manque peut-être un morceau mais ça met de suite dans l'ambiance avec ton style <3

Ah, je plussoie pour la licorne!
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Kyoran Gweria

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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 10:14:45

Je me mets en mission licorne! 
Sinon je crois que tu sais déjà tout le mal que je pense de ta fiche Sat :p je vais pas me répéter.  C'est juste bon de te lire et j'ai hâte de poster avec toi ♡





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Lcf Sat

Sociopathe


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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 11:15:41

Merci les filles !! Vous n'avez pas idée à quel point vos remarques me vont droit au cœur.

Tu as parfaitement raison Iris et je vais développer ce point-là en particulier. Je souhaitais avant tout poser la majorité des fondations du personnage et surtout relever le défi que je m'étais imposé tout seul.

Pour Deadpool, comment dire... C'est un peu mon maitre spirituel. J'ai quasiment l'intégralité de ses comics mais toute relation avec mon amour pour les personnages de mercenaires dérangés est purement fortuite.
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Pandora Daumier

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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 12:53:52

Y a que des gens merveilleux sur Muddle. Re-bienvenue Sat/Richards, avec grand plaisir !
Allez, au boulot, dis-nous comment Sat porte Alistair dans son coeur ! Very Happy


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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 13:43:54

Une fiche passionnante et un style incisif, j'adore ! Ravi de te revoir Sat :)
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Lcf Sat

Sociopathe


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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 13:44:41

Et voilà c'est chose faite. Je n'ai pas voulu trop développer pour le moment afin de pouvoir garder quelques latitudes et liberté pour les RP futurs mais j'espère que ce développement vous plaira autant qu'à moi.

Merci Pando et Angel, c'est un plaisir partagé de me retrouver à nouveau parmi vous! cheers
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Iris Sword

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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 14:14:45

Et bien pour moi c'est parfait!  cheers

Du coup tu peux aller te recenser Ici
Et tu peux également nous demander un rang ici si l'envie t'en prend.

Rebienvenue parmi nous en tout cas, j'ai hâte de pouvoir lire les RP que vous avez écrit avec Kyo ^^




Spoiler:
 
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Lcf Sat

Sociopathe


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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Dim 19 Juil - 19:31:09

Merci !!
J'y vais de ce pas. J'ai l'impression de retomber dans l'adolescence, c'est dingue. Mine de rien ça commence à remonter le Muddle de l'époque.
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Elsie Bird

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MessageSujet: Re: Lcf Sat   Lun 20 Juil - 9:21:22

    Je plussoie pour le style d'écriture, il est génial ! *0*
    Rebienvenue ici ! =^,^=
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MessageSujet: Re: Lcf Sat   

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