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 Charlie Mercier [Terminé]


rising from ashes

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Charlie Mercier

Rock'n'Rolla


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Messages : 15

MessageSujet: Charlie Mercier [Terminé]   Mer 22 Juil - 20:14:01

Nom : Mercier

Prénom : Charlie (Charlène)

Rang : Moire

Age : 29 ans

Age où vous êtes devenu Moire : 6 ans

Biographie (minimum 20 lignes) :
Tout commence par l'histoire banale, celle que personne ne veut entendre, j'ai un père et une mère, deux humains cela va sans dire puisque je ne suis pas née moire. Je suis née peu avant que les eaux ne commencent à monter de façon dramatique partout sur le globe. Je n'avais alors qu'un an au compteur, bien trop peu pour vous dire que je me souviens de quoi que ce soit, tout ce que je sais c'est que j'ai survécu puisque je suis encore là pour vous raconter toute cette aventure. Ensuite il y a eu le début de la guerre et là non plus je ne pourrai vous en raconter le moindre souvenir car une fois de plus je dois admettre que mon jeune âge ne me permettait pas de comprendre ce qui arrivait. Je comprenais bien l'urgence, le besoin de se cacher, de survivre mais ça n'était pour moi presque que comme un jeu, sans réelle compréhension de ce qui se passait plus loin que mon petit univers et mes larmes de détresse quand les parents étaient inquiets. C'est en 2037 que ma vie connut un tournant différent. La montée en puissance des moires avait suscité chez les humains ordinaires une crainte, logique sans doute, mais qui avait atteint violemment mes parents, opposant à ces nouveaux humains "évolués". Aussi quand ils comprirent que leur fille faisait partie de ces gens qui dominent le monde, ils se trouvèrent devant un problème moral. Les signes de ma différence étaient minimes, tout juste je faisais venir à moi de petits jouets que je pouvais effleurer du bout de mes doigts. Les résultats étaient d'ailleurs en général calamiteux et les jouets finissaient par heurter ma joue ou un œil. Résigné à leur haine de la différence mais incapable de se débarrasser de moi de façon … définitive, ils prirent décision de m'abandonner à un orphelinat de fortune.

Trois années passèrent dans cet endroit, trois années où je ne découvris dans cet orphelinat que peu de choses sinon que la haine de la différence touchait également les enfants. Sans pitié d'aucune forme, j'étais raillée, moquée, bousculée, parfois violentée, mon don je le cachais, je me l'interdisais malgré la fascination qu'il provoquait en moi. Entendre que j'étais différente aurait pu être une chose agréable si ça n'avait pas été pour me traiter de monstres et me faire payer ce que des adultes dont j'ignorais tout faisaient. Mon talent, je ne le développais pas pendant ce temps-là, il se gâchait sans doute, je me l'interdisais pour éviter les coups et c'est à neuf ans, trois années après mon incarcération que les choses changèrent soudainement. Ils étaient un couple qui se démarquait aisément. Lui était un asiatique, petit mais costaud, à la carrure et la démarche militaire, elle était presque tout son opposé, grande, européenne avec une démarche calme et sereine. Ils étaient moires, tous deux, et cherchaient un enfant lui aussi moire pour fonder une famille. C'est ainsi que j'ai été adoptée et c'est ainsi que j'ai finalement commencé ma vraie vie. Elle fut moins difficile que la vie à l'orphelinat mais pas pour autant de tout repos. Si ma nouvelle mère avait en tête de m'apprendre à appréhender ce qu'elle n'appelait pas mes "malédictions" mais mes "dons", mon père avait une toute autre conception de mon éducation.

Je me relevais péniblement, mon corps me faisait mal, j'avais treize ans et il ne semblait pas vraiment en avoir grand chose à faire. Je transpirais à grosses gouttes et j'étais prête à parier que mon poignet droit n'était pas loin de me lâcher. Foutue guérison accélérée, pourquoi j'ai pas eu la version super-accélérée mais le truc lent ? Je récupère plus vite qu'un humain mais on est carrément loin du miracle de soin de mon père. Debout sur mes jambes un peu tremblantes, j'essuie maladroitement ma lèvre ensanglantée et je regrette de suite ce geste en sentant la douleur dans mon poignet. Je grogne mais ça ne semble poser aucun problème à mon paternel, il ne s'inquiète pas de savoir si je vais bien et reviens déjà à l'assaut. Son parcours du combattant m'a épuisée, il me pousse toujours plus loin, toujours un peu plus loin que la fois précédente et j'ai le sentiment que mon corps va s'effondrer. Maladroitement je pare une main, j'esquive l'autre qui arrive en trébuchant sur mes fesses. Je m'efforce immédiatement de rouler en arrière et un sinistre craquement laisse entendre la trahison de mon fidèle poignet droit au moment où j'appuie dessus. Lamentablement, plus encore qu'avant, je me redresse sur mes jambes, je n'ai plus le sentiment d'avoir le moindre équilibre, je sens encore à peine mes jambes et ce que j'en ressens n'est que douleur. Sans oublier le refus viscéral qu'elles montrent de m'obéir. Dans un geste inutile autant que ridicule je tente de me protéger d'un nouvel assaut mais mon bras ne tient plus aucune défense et le poing de mon père me heurte avec violence, tout devient noir et nuit dans l'instant, la douleur s'est finalement éteinte au prix d'un somme douloureux et, hélas, en aucun cas réparateur. La nuit apaisera les douleurs musculaires, pour mon poignet il faudra bien trois jours mais je le sais, mon père n'entendra pas ça comme une excuse pour ne pas s'entrainer demain.

Ne vous laissez pas abuser par l'aspect violent de ce bref récit de mes treize ans, mon père n'était en rien un homme violent. Il me bordait le soir, me lisait des histoires et ne me laissait jamais m'endormir sans un bisou sur mon front. Toutes les blessures, tous les maux que je devais subir pendant ses entrainements, il les soignait, les apaisait, toujours il veillait à ma santé. Comme un garçon qu'il disait avoir toujours voulu, il m'élevait dans un monde strict et encadré, extrêmement militaire. Je ne m'en plaignais que rarement et quand c'était le cas, des pompes venaient toujours briser tout instinct de rébellion. Quand à ma mère … Les choses étaient différentes avec elle. Si mon père était la main douce dans le gant de fer, elle était indéniablement la main de fer dans le gant de velours.

Elle était là, dans mon dos, je la sentais bien présente. Agenouillée sur ce coussin, au milieu du salon, je me concentrais au maximum. A 17 ans, il y a bien des choses dans la tête d'une jeune femme qu'elle ne veut pas que sa mère découvre. Elle ne se gêne pas pour chercher à savoir pour qui je suis en retard de quelques minutes tous les soirs, avec qui j'étais quand je suis sortie en douce en emportant une bouteille de vin et un roman. Elle cherche à savoir, à découvrir, et de tous les dons que peuvent avoir les moires, la télépathie est chez moi le moins développé. Je suis bien incapable de faire ce que fait ma mère, entrer dans la tête des gens, j'apprends en revanche à m'en abriter mais l'apprentissage est pénible. Je ne suis pas douée en télépathie, quand je vois faire ma mère je me dis que je ne suis même pas télépathe du tout et que ce qu'elle m'apprend n'est qu'une façon applicable pour un humain. Penser à autre chose, se concentrer pour ne pas laisser qui que ce soit entrer dans sa tête. Elle avait moins de problème quand j'étais petite, à présent elle était plus intrusive, usait de ruse, je me défendais comme je le pouvais en sachant qu'au final elle parviendrait à ses fins. Je sens ses mains qui se posent sur mes épaules, elle est derrière moi, debout, je sens sa présence dans mon dos, ses doigts qui se serrent sur mes épaules, je ne me laisse pas déconcentrer par cela, enfin je ne me laisse plus déconcentrer par si peu à présent. Elle avait déjà usé de pire pour m'entrainer. Je la sens qui cherche à savoir ce qui me prend ces minutes supplémentaires sur mon retour habituel du lycée, elle approche du souvenir désiré malgré ma futile résistance. Elle trouve le souvenir, celui d'un baiser, elle voit par mes yeux, mes yeux sont clos par chance mais elle doit pouvoir ressentir le baiser, les émotions, jusqu'au corps de la personne contre moi. Le baiser s'achève, mes yeux s'ouvrent, je me recule lentement et … dans un bref moment de défi, refusant de la laisser accéder à ce morceau du souvenir je pense à autre chose, quelque chose de fort, je la renvoie à autre chose, un autre souvenir, mon père penché sur mon lit, déposant un bisou sur mon front, hier soir encore. Les mains sur mes épaules se détachent et je soupire de soulagement. Je suis en nage comme si j'avais affronté mon père dans un duel physique et je respire comme après un marathon et je regarde ma mère. Je sens son regard sur moi, un bref signe de tête pour me dire que ce n'était "pas trop mal" et elle se détourne avec un quelque chose dans ses yeux que je devinais aisément. Elle avait compris.

Vous voyez, ma jeunesse, une fois dans cette famille, fut pour ainsi dire agréable. Certes les entrainements de l'un et de l'autre étaient épuisants mais avec le recul je n'en regrette pas la moindre seconde. Pourtant j'ai toujours eu un contact différent avec mes deux parents. Avec ma mère la complicité se créait par l'instant comme lorsqu'elle s'était mise en tête de m'apprendre à faire des gâteaux de noël. Pas vraiment un succès d'ailleurs. Ou la fois où nous avions passé la soirée, chacune lisant un chapitre, à lire un roman qui nous avait tenu la nuit et pas une lueur du soleil du lendemain. Avec mon père en revanche la complicité était de toutes les secondes, du bisou le soir jusqu'au coup de poing qui me soulevait du sol, la complicité ne mourrait jamais, ne faiblissait jamais et lui savait depuis que j'avais quinze ans que les garçons n'étaient pas ma tasse de thé. S'il avait accepté cela avec aisance, je n'entendais pas que ma mère l'apprenne avant que j'ai trouvé la perle rare mais elle l'avait fait en découvrant un souvenir alors qu'elle fouillait dans ma tête. Pour elle la pilule fut bien plus difficile à avaler mais en fin de compte, nous ne restâmes pas sur cela, nous allâmes de l'avant, je ne la contrains pas à rencontrer celles qui partageaient, à plus ou moins long termes, ma vie et elle ne jouait plus avec les souvenirs qui concernaient mon intimité. D'autant plus qu'avec les années, je préférais qu'elle n'en voie pas certains dont moi-même, a fortiori, je n'étais pas très fière.

La suite logique, sans surprise, fut de me voir rejoindre l'armée. Pas une hésitation, pas une question, mon père m'avait préparée pour cela depuis qu'il m'avait recueilli. J'avais tout juste 18 ans et une motivation sans égale pour devenir une excellente soldat. Les classes se passèrent comme on pouvait s'y attendre d'une personne entrainée par un militaire depuis presque dix ans. Que ça soit le combat au corps à corps, les techniques de combat ou le maniement des armes, je brillais et me donnais moyen d'être la meilleure. Cela ne plaisait pas à tous mes collègues masculins mais les rares qui osèrent me défier reçurent une correction suffisante pour démotiver les autres à essayer de me tenir tête. La lutte contre les résistants me paraissaient une quête importante, elle était ma motivation. Ne vous abusez pas sur mon compte, je ne déteste pas les humains, je ne hais pas les humains, au contraire même je ressens de la sympathie pour eux, ceux que j'exècre par tous les pores de ma peau sont ceux qui refusent l'apogée d'une nouvelle espèce et font montre de violence. Je n'eus pas la chance de participer aux événements de 2050, à l'avènement final des moires mais jamais je n'oublierai ce 23 mars 2053.

J'étais à la tête d'une équipe et j'en tirais une certaine fierté. Aujourd'hui pourtant la fierté était loin d'être ma priorité. Dans l'air il y avait quelque chose de désagréable, ce n'était même pas l'odeur de cendre ou de chair calciné, pas même la poussière mais je sentais quelque chose d'horrible à me tenir debout sur ces gravats. Mon équipe et moi avions été envoyés en renfort sur les lieux de l'attentat. La Muddle Tower, effondrée au sol dans un mélange de poussière et de décombres, de morceau de corps que personne ne parviendrait encore à identifier. Nous tâchions de dégager les décombres autant que possible, tâche rendue d'autant plus difficile que nous avions de la peine à voir à travers la poussière que l'explosion et l'effondrement de la tour avaient soulevé. Nous ignorions ce que nous allions trouver mais l'ordre était de chercher des survivants ainsi que des morceaux de l'explosif utilisé. Des survivants nous n'en trouvèrent que très peu pour ainsi dire presque aucun, les gens que nous retrouvions étaient écrasés par les débris, brûlés par l'explosion, parfois les deux en même temps. D'autres, moins chanceux, avaient survécu à l'explosion initiale pour mourir lentement d'asphyxie dans des poches d'air qu'ils avaient rapidement vidé dans leur panique. Tant de corps, tellement de morts, des moires en nombre, les gens qui travaillaient dans la tour et c'est dans ce spectacle cruel de corps et de désolation que j'allais faire la pire des découvertes. Les corps méconnaissables des défunts étaient tirés à l'extérieur des décombres. Les jours et nuits qui suivirent l'attentat furent long, sans relâche, mon équipe demeurait sur le terrain à mes côtés pour participer à la recherche de survivants. Plus le temps passait, plus nous savions que les choses devenaient moindres de trouver des gens en vie. C'était le plus proche de mes hommes qui me demanda de venir seule pour le retrouver dans ce qui fut jadis un bureau et désormais une petite pièce exiguë en raison des décombres qui l'encombraient. Deux corps se trouvaient dans cette pièce, deux femmes. L'une écrasée ainsi que le fauteuil sur lequel elle avait dû se trouver au moment de l'explosion, il ne restait de son corps que les bras dépassant du pan de plafond lui étant tombé dessus. La seconde femme était encore assise sur sa chaise, des morceaux de métal transperçaient son corps à travers sa cuisse, ses bras et son torse. La quantité de sang indiquait pourtant l'horreur de sa mort, elle n'était pas morte sur le coup mais en se vidant de son sang comme l'indiquait son bras le moins perforé qui tentait vainement de retirer une tige de métal de son corps. Ce n'est qu'alors que je m'approchais et que ma lampe l'éclaira que je vis son visage. Le choc fut atroce pour moi.

Il me fallut plusieurs jours pour parvenir à comprendre vraiment ce qui s'était passé. Ma mère avait rendez-vous avec une personne travaillant dans la tour et voilà qu'elle était morte. Mon père accusa le choc autant que moi. Sa haine se déversa sans réserve sur les humains, la mienne se braqua sur l'ennemi, les résistants, ces humains qui méprisent la vie au point de la détruire de cette façon horrible. Plus engagée que jamais contre les résistants, mon escouade parvint à se distinguer suffisamment pour faire parti des équipes qui frappèrent les résistants en vengeance de l'attentat de la Muddle Tower.

L'arme parfaitement calée, j'observais la scène qui se déroulait. Tout se passait pour l'instant sans grand problème. Je n'étais pas adepte des explosifs mais j'avais toute confiance en mon artificier pour installer la charge comme il se devait de l'être fait. Il avait toujours été doué dans ses manipulations de substances instables, il ne me laisserait pas tomber aujourd'hui. Quand cette bombe et les autres libéreront les eaux, les résistants seront noyés et ma mère vengée. Pourtant le destin, coquasse traitre, décida de me jouer encore un tour lorsque, approchant des lieux, j'entendis des humains approcher, des résistants, ils parlaient de la Muddle Tower et de la "glorieuse" participation de celui qui semblait le plus jeune d'entre eux. A côté de moi, Théa, nerveuse comme à son habitude, trop jeune et pas assez inexpérimentée, se raidissait comme un piquet et braquait en silence son arme. D'une main appuyant fermement mais sans réelle force, je la fis baisser le canon de son arme, préférant me saisir de mon pistolet de poing équipé d'un silencieux. Ils s'avancèrent et alors qu'ils semblaient finalement avoir aperçu l'artilleur, je tirais sans intention de tuer. Ils s'écroulèrent presque ensemble, tous les trois, chacun avait eu sa balle dans une jambe. Celui qui se voulait le plus jeune tenta de prendre son arme, une balle lui traversa la main. Je les observais tous les trois au sol, ils ne criaient pas, conscients sans doute que ça serait la dernière chose qu'ils feraient. C'est alors que la femme commença à parler, fixant du regard le collier que je portais et le nom qui y figurait. Je compris finalement qui ils étaient au fil de leurs mots. Le père et la mère qui n'avaient pas voulu de moi en découvrant ma différence, le frère que j'ignorais avoir et qui s'était vanté de sa première mission à l'occasion des attentats de la tour. Théa s'était approchée, une main sur mon épaule, me demandant si tout allait bien. Trois coups de feu, étouffés par le silencieux de mon arme, se firent entendre. Sourire aux lèvres, je me tournais vers elle pour murmurer doucement : « Beaucoup mieux. ».

Le bruit des bombes, l'engloutissement de la ville, attendre à une sortie que les résistants tentent de fuir l'eau pour les abattre, savoir que quelque part là-dedans gisait ma traitresse de famille me faisait un bien incroyable. Je n'avais jamais pris plaisir à manier une arme pour tuer mais en ce jour particulier j'y avais ressenti un véritable bonheur, un plaisir malsain. Je participais encore aux affrontements qui se continuèrent quelques temps après l'inondation de Liebe et lorsque finalement en juin 2054 les affrontements prirent fin définitivement, je décidais de m'éloigner du terrain. J'avais donné cinq années de ma vie à affronter les résistants dont une fut entièrement motivée par la vengeance, je voulais vivre autrement. Les affrontements terminés, il n'y avait plus de place pour une militaire, pas à mes yeux et puis j'avais encore le souvenir de la nuit de l'inondation. Le souvenir que je gardais du ressentiment si délicieusement plaisant à donner la mort. Mon père, mon vrai, celui qui m'avait élevée me l'avait dit, m'avait mise en garde, nul ne doit jamais aimer donner la mort. Prendre de la distance était donc un mal nécessaire pour moi, un impératif et qui plus est, j'avais cinq années de salaire non dépensé qui m'attendait, un pécule plus que nécessaire à commencer une vie loin d'affrontements hypothétiques.

Nous voilà à présent en 2060 et ma vie est beaucoup plus calme. Je m'impose toujours les entrainements, chaque jour, toujours à me demander plus, je n'ai jamais abandonné les armes ou la pratique des arts martiaux mais uniquement pour moi, sans chercher à combattre, faire du mal ou tuer. Après deux années à travailler comme formatrice en combat rapproché, je quittais définitivement l'armée pour investir dans un club. L'établissement eut besoin de pas mal de travaux et ce n'est qu'une année plus tard qu'il ouvrit finalement ses portes, profitant finalement de tout le bâtiment contrairement à ce qui se faisait avant. Le rez-de-chaussée était un hybride mélange entre une bibliothèque et un café où l'on pouvait venir lire des livres en profitant d'une patisserie et d'un thé dans une ambiance cosy. Le premier étage se veut un véritable gentleman club, du moins dans sa partie gauche, ici ambiance jazz, cigare et whisky, les serveuses sont légèrement vêtus, d'un string ou un shorty, leurs fesses à peine couvertes d'une jupette, un corset ou un soutien-gorge pour tout haut. La partie droite du premier étage est un gentlewoman club, l'idée demeure la même mais ici ceux sont des serveurs, vêtus de simples boxers qui font le service. Les serveurs et serveuses sont tous humains sauf pour quelques rares moires volontaires, les barmen et barmaid sont moires comme les chargés de sécurité. Ici on ne touche pas aux humains sans leur accord. Une main aux fesses, l'inviter à s'asseoir sur vos genoux sont des choses tolérées mais pour plus, il faudra que l'humain accepte et vous invite dans l'une des chambres du dernier étage. Le service est bien entendu payant mais une fois encore, hors de question de lever la main sur l'humain si ce n'est par jeu pervers. Pour tout problème, merci de vous adresser à mon chef de la sécurité.

Voilà ce qu'est ma vie aujourd'hui et ce qu'elle fut autrefois. Rien que le récit d'une vie.

Physique :
A l'approche de la trentaine, je sais que j'en parais moins et cela me convient autant que ça ne m'arrange pas. Difficile de passer pour sérieux quand on a 29 ans et qu'on semble d'avantage en avoir 24 mais ça m'arrange de temps en temps pour passer pour plus idiote que je peux l'être. Et puis il est rare qu'on vienne me souffler dans les bronches quand on me connait un minimum car derrière mes apparences de jeune femme douce et innocente se cache une jeune femme dont les courbes agréables proviennent d'entrainements réguliers. Depuis petite j'ai été élevée et j'ai grandis aux côtés d'un père dont le caractère, strictement militaire, était dur et impitoyable, il était hors de question qu'une journée se passe sans que je m'entraine un minimum. Arts martiaux, Parkour, parcours du combattant, il ne m'a rien épargné jusqu'au maniement des armes. C'est avec plaisir que je pratique chaque jour du sport pour m'entretenir et rester en forme. Cela se voit sur mon corps plus qu'agréable au regard. Gâtée de surcroit par la nature, mon visage aux traits doux s'encadre de cheveux châtains généralement impeccablement rangés dans un chignon ou une queue de cheval. Enfin une poitrine charmante, loin d'être excessive mais demeurant plaisant et agréable à observer. Tout du moins de l'avis de ceux qui ont pris plaisir à me regarder, ce dont je ne saurai jamais m'offusquer puisque quitte à s'entretenir, il n'est pas inconvenant que d'autres profitent.

Caractère :
On a tous une raison, un but dans la vie et je crois avoir trouvé le mien lorsque, à l'âge de mes six ans, mes parents m'ont abandonnée, en me découvrant moire, et que j'ai été recueilli par celui qui deviendrait mon père. Un moire, un militaire, un pro-moire, un homme dur, parfois violent, jamais injuste, toujours autoritaire, exceptionnellement plaisantin, il était tout ça à la fois et ça me convenait. Il m'a endurcie, il m'a appris à comprendre et appréhender mes dons, il m'a montrée comment devenir forte. Intransigeante, oui je le suis et je ne le nierai certainement pas, on dit que le monde est plein de nuance de gris, j'ai peine à croire que ça soit vrai, j'accepte l'idée des nuances mais les choses sont soit claires ou soit sombres mais quand elles sont l'une ou l'autre, elles le sont totalement et pleinement. J'ai aussi entendu dire que je suis une tête de mule mais de ça, je n'en crois pas un traitre mot, je sais simplement ce que je veux et je fais ce que je peux pour l'avoir, voilà tout, je ne vois pas en quoi ça fait de moi une tête de mule. Lors des affrontements récents, il a été dit que je suis capable d'une cruauté et d'une froideur atroces lorsqu'il a été rapporté que j'ai tué mes parents et leur second enfant. En ce qui me concerne, j'ai simplement fait un choix, tuer ou être tuée, quand à savoir si cela était cruel de tuer mes parents et mon frère, je n'ai jamais eu de frère et mon père se porte divinement bien, eux n'étaient que des inconnus.

Comme il est bien difficile de dire qu'une personne qu'elle ne compte que des défauts, je pense avoir quelques qualités et pour ce que l'on peut en dire … c'est que les temps calmes ne sont pas mes meilleurs moments. J'ai choisi de prendre du recul après les affrontements récents et me suis découvert une facette de moi que je ne connaissais pas forcément outre-mesure. Celle d'une jeune femme capable d'aimer les plaisirs simples, de se réjouir d'un repas dans un restaurant, d'apprécier un vieux film. En un sens c'est peut-être simplement la jeune femme que je suis qui s'éveille à ce monde autrement que de la façon pragmatique que j'ai toujours eu de le faire. Certains besoins s'expriment différemment, certaines envies se découvrent lentement mais les vieux réflexes demeuraient. Les entrainements un besoin vital qui demeurent, certaines choses demeurent immuables et pour d'autres … la vie me fait découvrir un nouveau monde loin des armes et des conflits et je crois que ça commence à vraiment me plaire.

Autre :

Avatar : Emilia Clarke


Dernière édition par Charlie Mercier bis le Jeu 23 Juil - 21:28:01, édité 1 fois
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Elsie Bird

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MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Jeu 23 Juil - 18:13:38

    Emilia Clarke *^*
    Bienvenue et bonne chance pour ta fiche !! *0*
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Charlie Mercier

Rock'n'Rolla


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MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Jeu 23 Juil - 21:30:37

Hello !

Ma fiche est terminée !

Les mots de passe ont été transmis à Eva et comme je lui expliquais dans mon MP, le "bis" à la fin de mon pseudo est lié à ma stupidité et mon erreur d'adresse mail sur la première création Very Happy

Bonne lecture et merci d'avance !



PS : Je crois qu'il y a une petite erreur dans la chronologie décrite suivant le contexte, il s'y trouve un 2020 qui n'a rien à voir là ... enfin je crois ^^'
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Kyoran Gweria

Killer Babe


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MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 13:12:54

Une très chouette histoire pour un sacré brin de femme, ça promet !

Du coup pour moi tout est bon, par contre il faudrait que tu m'envoies les mots de passe (ou à Pandora ou Iris) avant que l'on puisse vraiment te valider.

Fais toute de même attention à quelques fautes de sens du style "à côté de moi, Théa, nerveuse comme à son habitude, trop jeune et pas assez inexpérimentée". Rien de méchant mais ça casse un peu la lecture ;)



Une fois qu'on aura les mots de passe, tu pourras commencer à jouer véritablement !


En attendant, voici un petit topo de tous les liens utiles pour la suite :



Tu es évidemment la bienvenue également dans le flood.
Si besoin, on se tient évidemment à ta disposition donc n'hésite pas !

Je te souhaite une nouvelle fois la bienvenue parmi nous ;)





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Kyoran Gweria

Killer Babe


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Messages : 3781
Humeur : Massacrante

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 16:27:21

Mots de passe okay, tout est bon, amuse toi :)





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Iris Sword

Public Enemy


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Humeur : Sanglante

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 18:46:59

Très belle fiche et personnage très intéressant! Une femme de caractère, j'aime ça! Quel dommage qu'elle ne soit pas susceptible de passer du côté des résistants! pirat

Mais je sens déjà que je vais adorer la détester What a Face




Spoiler:
 
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Lcf Sat

Sociopathe


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Messages : 1440
Localisation : En cage

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 20:58:06

Bienvenue à toi.

Le choix de la 1ère personne est intéressant et peut se montrer très immersif (je m'y étais également essayé dans une autre vie). Attention à ce que cela reste cohérent lors de Rp avec d'autres personnes n'utilisant pas ce style.

Je pourrais me montrer intéressé de m'y essayer à nouveau. N'hésite pas à me contacter si tu as un bon point de départ d'histoire.
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Messages : 943
Localisation : partout
Humeur : Ronronnante

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 21:31:28

Bienvenue!

Bio prenante et très sympa, club très intéressant aussi 👅

On ira faire un tour Kyo? Dis ouiii
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Pandora Daumier

Moire Résistante


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Messages : 2473
Localisation : Dans la forêt
Humeur : Quand nous sommes-nous perdus ?

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 21:43:02

Bienvenue officiellement Charlie !
Ça va détonner dans le paysage Muddlien Very Happy


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Kyoran Gweria

Killer Babe


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Messages : 3781
Humeur : Massacrante

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Ven 24 Juil - 21:47:40

Ouiii!





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Messages : 5475
Localisation : Près d'une bouteille
Humeur : Alcoolisée

MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   Sam 25 Juil - 10:58:14

Très belle fiche ! Bienvenue !
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MessageSujet: Re: Charlie Mercier [Terminé]   

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