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 Hécate tombe


rising from ashes

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Hécate Morora

L'Erreur Humaine


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Messages : 35

MessageSujet: Hécate tombe   Jeu 30 Juil - 10:38:25

Nom: Morora

Prénom: Hécate, autrefois surnommée 'Cat

Rang : C'est là que ça se complique. Hécate est une humaine. Qui se fait passer pour une moire. Mais qui a été découverte par un moire, qui la traite en secret comme son esclave. Tout en continuant de la faire passer pour une moire aux yeux du monde. Voila. Je pose ça là. Débrouillez-vous maintenant.

Age: 41 ans


Biographie :


Née en 2019, Hécate a tout connu de la longue destruction du monde. Mais l'histoire est longue jusqu'à son arrivée à Muddle City... Nous tâcherons ici d'en faire un résumé aussi concis que possible, mais si vous désirez connaître les détails de ce passé, vous en trouverez trace par là.

Avant la guerre, tous les habitués du quartier adoraient cette gamine des rues qui passait son temps dehors, traînant toujours avec elle sa fierté et son air joviale. Ils l'aimaient bien, leur rêveuse rousse qui appelait tout le monde par son prénom.
Néanmoins, tous savaient bien que cette créature étonnante n'était pas moins ordinaire qu'eux, ce n'était que la fille qui habitait la maison du coin de la rue. On parlait de sa mère, Misha, qui ne sortait guère de la maison, se penchant seulement à la fenêtre lorsque le ciel était dégagé et que sa fille n'était pas là pour la tenir à l’intérieur. C'était une maison de femmes, et on se demandait comment elles pouvaient bien vivre alors qu'aucune d'elles ne travaillait.  On parlait de son père, inconnu au bataillon, un mystère que les plus curieux du quartier essayaient de percer.
Sa mère passait son temps à errer dans la bâtisse et à la regarder avec un œil tantôt joyeux et déluré, et tantôt triste. La frêle femme, dans des éclairs de lucide intelligence, comprenait que son enfant ne voyait en elle qu'une charge. Elle aurait pourtant voulu couver sa fille comme une de ces perles rares, la garder toujours près d'elle, comme le souvenir entretenu de son amant, elle aurait voulu l'enfermer dans la maison, comme pour justifier son teint que le soleil ne semblait pas vouloir réchauffer.

Les années l'avaient vu devenir une jeune fille indépendante et débrouillarde. Lorsque la guerre éclata, elle se barricada chez elle avec sa mère, tentant de survivre, rapportant à manger, jusqu'à ce que Misha disparaisse un jour. Hécate était étonnamment indifférente à tout ce qui se déroulait autour d'elle, ses sens comme déconnectés, quelque chose avait changé en elle. Sans savoir comment, sans savoir pourquoi, ce qui découlait des sensations s'était stoppé. Il y avait des contacts qui n'évoquaient plus rien, des odeurs qui auraient du la répugner et ne la répugnaient pas. Peut-être était-ce le seul moyen qu'Hécate avait trouvé pour ne pas sombrer dans l'hystérie de sa mère, puis l'inquiétude de sa disparition. Il ne fallait pas que le cœur s'emballe en entendant au loin, quelque part, à trois pâtés de maisons, peut-être moins, un coup de feu, un cri. Le corps de la jeune femme était mort ou alors il s'était entièrement coupé du monde extérieur. Elle était pure pensée, elle n'avait pas mal, elle n'était pas dégoûtée. Mais elle s'ennuyait ferme. La lumière s'était éteinte.

Sans attache, elle rejoignit alors un groupe d'humains qui tachait de lutter contre ces gens différents qui avaient fait surface, les moires. Dangereux prédateurs qui prenaient toute la nourriture pour eux. C'était plus facile de vivre ensemble, de s'entraider.

Presque malgré elle, elle fut envoyer en mission pour tuer ces monstres. Elle n'était pas plus violente qu'un autre, ne savait pas mieux manier une arme. Mais elle avait été choisie. Le plan ne se déroula cependant pas comme prévu : en la voyant, avec sa peau claire, les ennemis la prirent pour une nouvelle mutante cherchant asile. Elle se fit donc passer avec succès pour une des leurs. Elle infiltra alors les moires, vivant parmi eux sans éveiller les soupçons, Anton, un de leurs leaders, s'entichant d'elle. Elle jouait un double jeu sans l'avoir jamais calculé. Elle voyait simplement le bon côté des choses : elle vivait bien, elle mangeait à sa guise avec les moires, elle mangeait chez les humains, qui la célébraient comme une héroïne. La survie était devenue facile.
Cette période fut l'une des plus révélatrice et formatrice de sa vie. Elle apprit non seulement comment mimer les mutants, les duper avec naturel, comment être moire parmi les moires. Elle apprit surtout à paraître humaine parmi les humains, alors qu'il ne lui semblait pas vraiment appartenir à la même espèce.
Elle découvrit alors la seule chose qui devait la réveiller au monde, lui faire ressentir quelque chose : le meurtre lui collait des frissons, extase coupable à laquelle elle s'adonnait dès que l'occasion se présentait. Les humains la voyaient comme leur bras armé, décimant de l'intérieur les ennemis. Mais elle ne faisait pas cela par vengeance, ni par idéologie résistante. Ce n'était qu'un plaisir personnel qu'elle avait découvert, et auquel elle ne pouvait plus résister.

Cependant, ces morts attisèrent la communauté de moires, ces derniers accusant volontiers les humains qu'ils avaient réduits en esclavage de ces crimes. Ils avaient fait rentrer la vermine dans leur maison, et la vermine avait rongé les fondations. Il fallait être radical, il fallait les exterminer. Une grande chasse à l'humain fut organisée, les esclaves poursuivis et abattus pour le sport. Ce jour de carnage marqua le départ d'Hécate qui, sans trop savoir pourquoi, avoua sa réelle identité à Anton. Il lui laissa quelques heures d'avance, tout en lui promettant de la détruire s'ils se recroisaient...


En 2051, l'arrivée à Muddle City avait été pour Hécate un nouveau départ. Après 4 ans de fuite, de galère en galère, elle se sentait suffisamment loin de son pays natal pour ne plus avoir à regarder par dessus son épaule en craignant d'y voir Anton.
Elle avait appris de ses erreurs, savait comment se faire passer pour une moire sans qu'aucune question ne lui soit posées. Elle avait eu le temps de se rompre à l'art de la traîtrise et de l'illusion. Prendre du recul, analyser ce qui l'avait poussée à livrer sa véritable identité.
Ici, elle ne connaissait pas les humains. Pas besoin de prétendre défendre leur cause quand elle tuait. Pas besoin de jouer double-jeu, d'être leur amie, de leur faire savoir qu'elle était une des leurs. Certes il n'y avait plus ce petit réconfort, de croiser un esclave et de savoir qu'il savait qui elle était vraiment. Cette complicité lui manquait parfois. Non, à vrai dire, c'est Jack qui lui manquait.
Ce détachement lui ouvrait de nouvelles possibilités. Elle n'était plus limitée aux cibles moires. Elle était libre de laisser ses pulsions s'abattre, peu importe la race, peut importe la caste. Sa vie n'avait jamais été aussi simple, aussi épanouissante. La ville grouillait. Personne ne lui prêtait vraiment attention, pas plus qu'à certaines disparitions inexpliquées. On la voyait bien sûr, avec ses airs emmêlés et ses chapeaux, mais ça suffisait à détourner l'attention, et à la rendre invisible, au fond. Il y avait bien d'autres fléaux dans la ville pour que ses quelques meurtres alarment réellement les autorités. S'il s'agissait d'humains, ce n'était pas important. S'il s'agissait de moires, on mettait ça sur le dos des résistants. Nous étions en 2051, et la vie était belle.

Et puis il y avait eu Adrian Luchtar, deux ans après son arrivée. Elle l'avait tout de suite bien aimé, d'un intérêt criminel tout d'abord. Mais sa compagnie était trop divertissante pour précipiter les choses. Et puis cette disparition là, pour le coup, aurait attiré l'attention. Sans le vouloir, elle s'était fait un ami, et pas des moindres. Il s'avéra qu'Adrian devait devenir la personne qui en saurait le plus sur elle.

Suite à l'attentat et avec l'arrivée d'Alistair Reäk au pouvoir, maintenir la duperie sur sa race était plus difficile, périlleux. La paranoïa était tellement haute à ce moment là, tous soupçonnés, humains, pour le seul crime d'être humain, moire, pour ne pas être assez moire, ne pas assez fouetter, ne pas assez humilier, ne pas briser assez de ces corps inférieurs. Pour la première fois, Hécate envisagea de fuir à nouveau. L'odeur dans la ville annonçait une nouvelle chasse à l'humain, mais d'un autre genre, à une autre échelle, et cette fois, elle ne ferait pas l'erreur de confesser.
Mais Adrian était un allié précieux, bien qu'elle ne calcula jamais leur amitié dans ce but. Leur relation suffit en réalité à la protéger des investigations du pouvoir. Il avait confiance en elle, il se portait garant. On ne pouvait décemment pas remettre en doute cet ancien Inquisiteur, toujours aussi influent dans la ville. Hécate était lavée de tout soupçon.

Difficile de dire à quel moment il avait su avec certitude, bien des années après. Peut-être était-ce de petites bribes d'informations qui lui avaient mis la puce à l'oreille après six ans d'amitié, le menant jusqu'à la réalisation. Toujours est-il qu'il comprit qu'elle était humaine. Elle l'avait dupé pendant tout ce temps. Il ne pouvait pas accepter ça !
Plutôt que de la livrer à Alistair, il choisit de garder ce petit secret entre eux, sans toutefois renoncer à sa délicieuse vengeance. Sa réaction avait été explosive et étonnante de bien des manières. Sentiment de trahison tout d'abord, et d'orgueil foulé au pied. Il avait voulu l'écraser, en bon moire qu'il était. La remettre à sa place, prouver qu'à la fin, même après 6 ans de tromperie, c'était toujours lui qui gagnait. Rattraper toutes ses années où elle n'avait pas été battue et bafouée comme la sale humaine qu'elle était. Tenter de la briser, pour oublier qu'elle l'avait bien eue.

Le calvaire dura 2 semaines. Des jours à la torturer, à l’enchaîner, et à l'abandonner, lui laissant croire qu'il allait la laisser mourir. Pas de nourriture, pas d'eau jusqu'à pousser son corps au bord du gouffre. Pousser encore, puis la sauver in extremis, juste pour faire durer un peu plus. Si le corps d'Hécate ne comprenait que peu la torture, insensible, la faim et la peur de mourir la dévoraient bien plus cruellement. Elle avait l'impression d'avoir été rattrapée. C'était comme si Anton l'avait finalement retrouvée.
Puis las de ce jeu, sa colère sans doute tarie, il la jeta dehors. Il avait perdu assez de temps avec elle. Il avait détruit tout ce qu'elle avait pu acquérir depuis son installation à Muddle. Il avait racheté son logement. Sans rien, elle se ferait bien vite prendre par une brigade. On l'exécuterait pour ses mensonges, on l'accuserait d'espionnage pour les résistants sans doute.

Mais malgré tous les paris qu'Adrian pu prendre contre elle, Hécate s'en sortit, en bonne vermine qui s'accroche. Elle savait se faufiler dans les recoins, et apparemment, elle savait invoquer la chance. Elle regagna les choses, petit à petit. Elle refit le même chemin qu'à son arrivée sur l'île, patiente. Elle survécut dans les taudis d'abord, se refaire, respirer, manger. Besoins basiques. Elle avait toujours été douée pour remplir ces nécessités. Puis elle avait remonté les sphères, lentement. Elle troquait ce qu'elle avait contre quelque chose d'à peine mieux. Puis ce à peine mieux contre le passable, le passable se transformait en correct, le correct en meilleur... Quelques mois, et elle était de retour dans sa petite vie de mutante loufoque, presque comme si de rien n'était.

Il la retrouva cependant. Mais contrairement à la prophétie qu'Anton avait pu faire, cette promesse de destruction, la réaction d'Adrian fut bien plus douce (du moins en apparence). Il n'était que tout sourire quand il vint vers elle dans ce restaurant, à cette table. Malgré les sous-entendus, il ne menaça pas une seule fois son identité. Ce qu'elle semblait discerner chez son ami s'approchait d'une sorte de fierté, un peu d'admiration. Il était sans doute étonné de la voir là, non seulement toujours vivante, mais surtout, toujours moire ! Cette acceptation écrasa le cœur de notre Hécate, profondément soulagée. Soulagée de ne pas finir une nouvelle fois dans sa cave, bien sûr. Soulagée de retrouver un bout de cette amitié. Mais soulagée surtout que quelque part dans le monde, quelqu'un connaisse son secret, enfin, et que quelqu'un l'aime toujours malgré cela.

Mais la suite ne fut pas si simple. La relation entre les deux est étrange et bancal. L'amitié est réelle, bien que ne pouvant évidemment pas revenir à son éclat d'origine.
Aux yeux de tous, rien n'a changé. Hécate continue sa vie d'extravagante, vivant chez elle, allant aux soirées quand bon lui chante, au bras de son cavalier de toujours. Deux amis que rien n'opposent, si proches que l'on voit rarement l'un sans l'autre dans la haute société. Mais le chantage est sous-jacent, l'esclavage se fait psychologique. Adrian a fait de la duperie d'Hécate son amusement et son défi. Il veut voir jusqu'où cela peut aller. Il la convoque, lui intime des challenges, sous menace de punition en cas d'échec. Il se réjouit de voir d'autres tomber si facilement, là où il a lui même été si vexé d'avoir chuté. Lorsqu'elle réussit si facilement à duper les moires, il a l'impression de les duper un peu lui même.
Il n'y a pas meilleur distraction pour le moire, et avouons-le, même Hécate s'en amuse. Mais jusqu'à quand … ?



Physique :

On aimerait dire qu'Hécate est belle, d'ailleurs on sent qu'elle l'a été, néanmoins il y a en elle comme une bizarrerie qui empêche de lâcher sur cette femme un mot pareil. Car qu'y a-t-il de plus charmant qu'un défaut discret, même pas, une spécificité, une particularité, quelque chose qui ne correspond pas aux attentes de la beauté sur papier glacé? Les femmes disgracieuses ont au moins cette chance, elle provoque chez l'observateur un sentiment vicieux. Mais Hécate n'appartient pas non plus aux désavantagées. Non, son physique réclame d'autres adjectifs. Finalement, elle pourrait être classée dans la catégorie des femmes agréables à regarder, une jolie silhouette, même si elle n'a plus vingt ans, une femme mûre qui fait son âge et ne cherche pas à en paraître moins, une femme qui a vécu. Sa chevelure a foncé avec le temps, sa crinière rousse d'adolescente devenant plus auburn, brune, gardant toutefois ses reflets de cuivre. Elle la laisse souvent dans des coiffures désordonnées, ses mèches bouclées semblant s'enfuirent. Et elle s'en amuse. Sa peau quant à elle est blanche comme un cierge, mais pas de ces jolis teints de rousse, parsemé de tâches de rousseur et qui rosissent au moindre regard du soleil, non, sa peau à elle est simplement pâle, maladive, une peau si fine et translucide que l'on peut suivre sans peine le chemin des veines, celle sur son front notamment, quand elle rigole. Une peau qui est devenu son atout majeure dans la société des moires. Son visage est fin, presque carré, sa tête semblant petite sous la masse de cheveux fous. Ses prunelles sont noisettes, agitées de quelques turbulences mordorés alors que celles de sa mère sont vertes et de ce qu'elle lui a dit, celles de son père noires. Sans doute un héritage venu des grands-parents. Ses yeux sont petits et ronds, expressifs et curieux sous leur paupière, un peu étourdis parfois, protégés par l'arc insouciant des sourcils, séparés par la disparition de son nez fin et droit, légèrement recourbé. Mais ce qui fait son physique, ce qui la démarque réellement tient plus d'une attitude et d'une expression, une manière de s'habiller également, que de caractéristiques immuables. Des vêtements dépareillés, accouplant les opposés et les paradoxes, mêlangeant les styles, parfois Hécate est plus déguisée qu'habillée. Elle possède une sorte de coquetterie excentrique, une élégance bariolée; la jeune femme marche au coup de cœur, sous l'impulsion, si quelque chose lui plait, elle ne va pas se demander si ça s'accorde bien, elle va se contenter de le mettre. Une drôle d'allure maniérée, presque dansante complète cet unique tableau, elle tangue ostensiblement, marchant sur la pointe de ses pieds, elle perd l'équilibre et repart de plus belle. Ses bras sont de suaves serpents toujours agités, ses mains minuscules des oiseaux enragés. Sa tête dodeline, chancelle comme la flamme d'une bougie. D'une certaine manière, elle met mal à l'aise, car derrière ces gestes étranges on ne sait ce qu'il y a, la folie, l'idiotie ou le calcul.


Caractère :

Décrire le caractère d'Hécate revient à demander à quelqu'un comment apparaît la lune. Pleine et ronde, creuse et pointue, rassurante et douce ou bien suavement inquiétante? D'ailleurs son nom lunaire retranscrit bien toute cette dualité, à la fois bienveillante et protectrice, redoutable et mystérieuse. L'âme de cette femme est un parfum bon marché: il s'évapore vite et on le change. Elle s'amuse sans doute de cette inconstance, en exagérant son lunatisme. Elle est cependant rarement dure ou même froide, on pourrait la qualifier de joyeuse. Mais une gaieté trop vive, macabre et déplacée, accentuée par des manières inexplicables, des paroles et des gestes soudains.
Si seulement les gens avaient conscience de son réel état d'esprit...
Sans distinction, elle attire, elle intrigue et amuse, elle se laisse approcher avec joie par tous, avec une mine sociable, sans aucun remord, elle s'accapare la confiance d'autrui dans l'ultime but de les abandonner en un labyrinthe absurde. Elle s'amuse. Elle déballe des phrases à mi-voix, et quand on lui demande de répéter, l'interlocuteur doutant de ce qu'il a entendu, elle reprend d'un ton naturel une phrase banale.
Pourtant, elle sait s'arrêter et faire la différence entre une gourmandise qui deviendrait indigeste et un grignotage calculé qui servirait à faire durer le paquet de cacahuètes jusqu'à la fin du film. Elle sait qu'à se montrer trop envieuse, elle risquerait de tout perdre.  Elle a déjà failli perdre gros... Alors elle se fait sage. De toute manière, elle sait prendre avec parcimonie et savourer, pour ne pas risquer une crise de foie. Adrian lui a appris la mesure, la patience. Les sorties se font rares, les occasions de festoyer également...

Elle ne goûte pas de la même manière à chaque personne, certaines savent mieux exiter ses papilles que d'autres. Certaines personnes attirent son interêt et son respect, et au lieu de croquer leur âme, elle préfère les inviter à partager son dîner. Mais si une personne la charmait vraiment, comment tout celà finirait-il? Ne serait-ce pas la plus sublime preuve de foi qu'un sacrifice rituel, le christ n'a-t-il pas promis son corps livré pour nourrir ses croyants? Car Hécate est une convaincue; elle croit à la beauté toute particulière qui fleurit dans ses folles notions, elle cède à la volupté du meurtre puisque son corps lui en refuse une autre. Tuer, c'est son extase toute particulière, comme d'autre fantasme sur des corps nus, elle, elle rêve à des têtes perforées, la crosse de son arme dans sa main, des râles et la chaleur du sang, son cœur cognant sous son sein alors même que celui de son amant-victime se tait. Libido carnassière.

Elle a trouvé la bonne méthode pour masquer son plaisir malsain tout comme son identité humaine: attirer les yeux sur quelque chose de tellement flagrant et criard qu'on ne remarque que cela. Sa garde robe et sa coiffure, ainsi que ses excentricités, ne sont que les accessoires de sa duplicité, de son extravagance volontaire. Les yeux se posent sur elle et ne voient qu'un cas de société, une créature entre fée et sorcière.

Dans son jeu de cache-cache, l'humaine se prétend moire quand son maître le veut bien, la détraquée simplement originale et la frigide hypersensible.

Comment ne pas y croire lorsque cela parait évident? D'une idée saugrenue, elle construira un monde et y croira dur comme fer, jusqu'à ce que vous l'acceptiez aussi. A ce moment, elle lâchera tout. Et vous avec.

Ne croyez pas cependant qu'elle est folle car ça lui ferait trop plaisir, elle aime seulement le faire croire. Il n'y a sans doute pas plus consciente qu'elle et son intelligence loufoque sert ses désirs. Elle sait qu'il vaut mieux qu'on la prenne pour une folle ou du moins une egocentrique plutôt que pour une criminelle. Les gens se méfient des fous, ils les évitent car ils craignent de les rejoindre un jour. Mais on néglige souvent les capacités des aliénés, on ne leur reconnait rien de bon. Etre sous-estimé, si pour la plupart c'est une insulte, aux yeux de cette femme, c'est une chance: celle de surprendre, et peu importe si c'est par un coup bas. Et puis tant que vous ne faite pas de mal, vous pouvez bien être aussi barge que vous voulez, ça ne dérange personne.

Ainsi Hécate se définit par un seul mot: Imprévisible.


Autre (Détail particulier ou Information Spéciale) : Hécate a un très fort accent qu'elle n'a jamais essayé de faire disparaître. Ses phrases ne sont pas toujours très bien construites.

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Comment avez vous découvert le forum?:  Je suis un vieux d'la vieille comme on dit;)
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Iris Sword

Public Enemy


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Humeur : Sanglante

MessageSujet: Re: Hécate tombe   Jeu 30 Juil - 19:35:54





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MessageSujet: Re: Hécate tombe   Jeu 30 Juil - 23:20:22

Re-bienvenue Hécate ! Très belle fiche ;)
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Pandora Daumier

Moire Résistante


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Humeur : Quand nous sommes-nous perdus ?

MessageSujet: Re: Hécate tombe   Ven 31 Juil - 9:51:40

Rah j'adore ce personnage.
C'est trop bien de le revoir !


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Hécate Morora

L'Erreur Humaine


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Messages : 35

MessageSujet: Re: Hécate tombe   Ven 31 Juil - 10:25:25

Rooh arrêtez vous allez me faire rougir !

Merci en tout cas à vous pour cet accueil chaleureux même si je ne suis pas sûre que vous soyez aussi ravis quand Hécate commencera à venir s'amuser dans votre voisinnage
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Messages : 25
Localisation : A l'écart

MessageSujet: Re: Hécate tombe   Ven 31 Juil - 12:56:42

Bienvenue. Rolling Eyes :lol:
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MessageSujet: Re: Hécate tombe   

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